A visionner : 

L'édition 2016 de notre échange " Que sont-ils devenus" c'est par ici >>>>https://www.facebook.com/965167670269476/videos/1128897587229816/

 

Une vingtaine d'étudiants et d'acteurs réunis pour écouter les parcours de deux anciens étudiants de l'IADT : 

 

Alexandra Lecompte Ancienne Master 2 DYNTAR

 

Lucas Jacquart Ancien Master 2 STRATAM

 


Retours sur la soirée d'échanges avec des professionnels et anciens étudiants de l'IADT

Nous étions plus de trente jeudi 10 décembre 2015 dans l'amphi de l'IADT pour un moment d'échanges avec d'anciens étudiants venus expliquer leurs parcours, leurs responsabilités et distiller quelques conseils avisés.


Que sont-ils devenus ?

 

Des anciens-nes étudiants-es de l'IADT reviennent sur leurs parcours :


Charlotte, promo DYNTAR 2013/2014 :

 

Avant d'intégrer l'IADT, j'ai validé une licence de Geographie à Besançon (Université de Franche-Comté) en 2012. La réalisation de quelques travaux sur l'agriculture et les circuits courts m'avaient donné l'envie de poursuivre mes études vers un Master plus orienté vers l'espace rural ou les milieux montagnards. j'ai donc hésité longuement entre un Master à Grenoble et le Master DTNR de Clermont. Après avoir pesé les pour et les contre, j'ai opté pour la seconde solution qui me semblait plus orientée "développement local". 
Pas de projet prédéfini à la base mais des thématiques qui me plaisaient plus que d'autres : l'agriculture, les paysages, les alternatives pour le développement des espaces ruraux et l'aspect Economie Sociale et Solidaire en toile de fond. 
A la suite du Master 1 DTNR (2012-2013) option Espace rural, j'ai effectué mon stage de 6 mois au laboratoire d'agronomie Vetagro Sup sur l'étude de l'impact positif de l'élevage sur les prairies dans le Livradois Forez. Les missions se composaient essentiellement d'entretiens en exploitation, de statistiques et d'analyses SIG. Ce stage m'a beaucoup appris d'un point de vue technique et m'a un peu éclairé sur mon avenir. Si j'envisageais peut-être en fin de Licence m'engager dans la voie de la recherche, ce stage (que j'ai adoré au passage), m'a confirmé que la voie du développement local m'attirait bien plus.
Je me suis naturellement orientée vers le Master DYNTAR (2013-2014) en double cursus avec le Master TAM. Le cumul des deux formations m'a été extrêmement utiles avec une coloration plus professionnelle pour l'une et une coloration plus méthodologique mais complètement complémentaire pour l'autre. 
J'ai effectué mon stage de 6 mois au Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales sur l'évaluation du plan pastoral territorial. J'étais chargée de réaliser des entretiens auprès des éleveurs (pastoraux), des techniciens et des élus du territoire et d'évaluer leur satisfaction vis à vis du programme. Le plan pastoral consiste à financer des équipements pastoraux (clôture, abreuvoirs, etc.), de la communication (sensi des touristes au pastoralisme) et des politiques de préservation des estives. 
J'ai été entièrement satisfaite de ce stage qui m'a appris beaucoup et m'a éclairé sur mon avenir professionnel. 
Après la fin des études, vient le temps des longues réflexions sur son avenir, sur ce que l'on a envie de faire, ce que l'on ne veut surtout pas faire et sur les choses qu'on aimerait faire mais que l'on ose pas faire. Bref, on se tire un peu les cheveux ! 
De mon côté, les postes de Chargée de mission en PNR ou collectivités locales (Pays ou grande Comcom) m'attiraient bien mais mon idéal se portait surtout sur un poste de salariée associative. Le côté "militant" est plutot effacée dans les postes des chargées de missions en collectivités et je me sentais un peu frustrée de ne pas avoir essayé l'associatif.
J'ai donc commencé à chercher du travail en Novembre, recherche interrompu par un petit voyage à l'étranger en décembre. J'ai donc concrètement commencé mes recherches en Janvier 2015 (la fin de l'année est morose en termes de publication d'offre). 
Mes recherches se sont donc concentrées sur l'associatif et les collectivités sur les thématiques agricoles et sur l’Économie Sociale et Solidaire (qui faisait partie des thématiques que j'adorais mais sur lesquelles je pensais n'avoir aucune chance).
J'ai essentiellement répondu à des offres (Fédé des PNR, projet de territoire, rhones alpes solidaires) + candidature spontanée dans tous les PNR qui me faisaient envie.
Après un entretien dans un CIVAM et dans deux ComCom, j'ai postulé sur un poste de Chargée de mission "appui aux associations" dans une asso jurassienne ALDESS (association locale de développement de l'économie sociale et solidaire). Je n'ai pas été retenue à cet entretien. Mais mon profil les intéressait beaucoup.
Ils ont donc décidé de créer un nouveau poste en lien avec mon profil sur de l'appui aux porteurs de projets jurassiens qui souhaitent créer des petites activités.
Bilan : 6 mois de "vide" / 3 mois de recherche intensives d'emploi / 25 candidatures / 4 entretiens / 1 poste !
J'ai donc commencé en Avril 2015, en emploi avenir (poste financé en partie par l'Etat pendant 3 ans) sur un CDI. Mon poste consiste à accompagner des personnes qui souhaitent s'installer sur des petites activités (bien-être, soins énergétique, graphisme, ébeniste, boulangère, luthier, etc.), à promouvoir l'ESS dans le Jura et à nouer des liens avec les territoires sur des projets divers et variés. Cela fait donc 6 mois que j'ai commencé.
Les premiers mois sont parfois difficiles (on apprend tout sur le tas !) mais c'est une sacrée satisfaction de pouvoir enfin mettre en application toutes nos connaissances au profit de projets concrets ! Je suis très contente d'avoir trouvé ce poste dans lequel je m'épanouis chaque jour un peu plus. J'y retrouve l'aspect territorial, peu d'administratif, beaucoup de rendez-vous avec les porteurs de projets (au moins la moitié de mon temps de travail) et pas mal de réunions partenariales autour de l'ESS.
Donc un conseil à donner aux étudiants : ne pas se limiter dans ses choix et ne pas sous-estimer nos compétences. Le déclic se fait avec certaines personnes parfois sur des petites choses : des intérêts communs ou l'envie de faire confiance qui passe parfois au dela de votre parcours universitaire. 
Je n'aurais pas cru pouvoir m'orienter de si tôt dans le secteur de l'ESS juste en sortie de Master et pourtant ça a marché ! 
Bon courage à tous pour vos recherches !

Stéphanie, promo TVT 2009-2010

 

J'ai d'abord suivi un parcours en LLCE Anglais (licence à Paris et Master à Clermont-Ferrand).
Après un master recherche, je cherchais une formation professionnalisante en un an ou 2, où je pourrais continuer à utiliser les langues. J'ai étudié les différentes propositions à Clermont-Ferrand, des CAP aux Master Pro. J'ai intégré la deuxième année du Master Pro Tourisme et Valorisation des Territoires en 2009-2010.

Durant cette année, nous avons eu deux projets "pro" importants dans ma vie professionnelle. Notre projet collectif tout au long de l'année a été pour la Fédération Viticole des Côtes d'Auvergne. Les profils variés de la promotion et notre très forte dynamique de groupe nous ont permis de beaucoup nous impliquer et de produire un projet collectif non seulement enrichissant pour nous mais aussi utile, et mis en application par la Fédération.

Ensuite, mon stage de fin d'études s'est fait à la Maison de l'Améthyste, au Vernet-la-Varenne. J'ai eu pour mission de structurer la communication du musée et de participer à l'élaboration d'une offre touristique cohérente sur le territoire. J'ai également mené un travail collaboratif avec tous les prestataires touristiques du territoire pour réaliser notre dossier de candidature au Pôle d’Excellence Rurale (appel à projet National).

Mon stage a été prolongé par un court CDD à la Maison de l'Améthyste pour terminer le dossier en cours.

Ensuite, j'ai été embauchée dans une association Clermontoise où j'étais bénévole depuis 3 ans, en charge du pôle international et des mobilités de jeunes. Je suis restée sans emploi pendant 1 mois avant de trouver ce CDI. Je l'ai trouvé par mon réseau personnel (engagement bénévole).

Ce poste ne correspond pas à ceux que j'imaginais lors de mon cursus universitaire
car il est très spécifique à l'association où je travaille. Toutefois, il mêle la pratique des langues, les relations internationales et le montage de projets et séjours pour des jeunes (volontaires), compétences que j'ai développées pendant le master TVT.


Le conseil que je donnerai à un étudiant en M2 à l'IADT est le même que je donne à tous les stagiaires et volontaires que je recrute : le diplôme est toujours quelque chose d'important en France. Cependant, pour une entreprise comme pour une association, je reste persuadée que c'est l'expérience qui rassure le plus un futur employeur. N'hésitez pas à vous engagez dans des associations, des projets universitaires ou individuels, avec des résultats. Et ensuite, n'oubliez pas de la valoriser sur votre CV, en mettant en avant les compétences, les réseaux mobilisés.

Camille, promo TVT 2012-2013

 

Reprise d’étude à 23 ans, L1/L2 histoire de l’art à Lyon – question débouché ce n’est pas terrible donc j’ai choisi la professionnalisation avec un diplôme de Guide-interprète national - qui n’existe plus - + une équivalence L3.

Le métier de guide étant saisonnier et essentiellement urbain, j’ai décidé de continuer et de m’engager, toujours dans la même filière, sur un parcours permettant d’avoir accès à des postes plus pérennes et intéressants, dans les institutions publiques, axés Culture, Patrimoine et Valorisation territoriale puisque c’est dans mes cordes.
M1 CPC et M2 TVT. Diplôme en 2013

Stage de fin de cursus à l’IPAMAC (inter-parcs massif central), réalisation d’un état des lieux des expériences visant à favoriser l’accès social aux sports de nature et à la découverte dans les PNR français. Pour le compte de la fédération nationale des PNR.

Une fois diplômé-e : nouvelle arrivante en milieu très rural (Livradois), j’ai accepté la première proposition, vendeuse de tournée (boulangerie-épicerie). 1 an1/2
Démission en mars 2014 (envie de « revenir au métier »), inscription à Pôle emploi (seulement 2 propositions d’emploi de leur part depuis cette date).

J’ai trouvé par mes propres moyens un poste de conseillère en séjour (saisonnier 29h) cet été (4 mois) à la Maison du tourisme Livradois-Forez. Ce poste m’a donné l’opportunité d’être « repérée » par une Communauté de communes qui vient de m’engager pour un remplacement de congé maternité :
Actuellement en contrat de 4 mois 35h, poste d’agent de développement urbanisme/environnement. Je travaille sur un PLUI, des voiries forestières, des chantiers d’insertion. Ce sont des actions utiles, de terrain, proches des habitants. Mais ce n’est que temporaire…

Je n’ai pas de conseil à donner, si ce n’est de tenter de trouver un stage qui peut vous apporter des débouchés réels. La réorganisation des CC est pour 2016, il y aura des ouvertures de postes, mais également des contrats non renouvelés, des agents déplacés et une réorganisation des compétences. Rien n’est assuré…